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HISTOIRE
PERSAN, UN SIÈCLE D'INDUSTRIE

La tradition de l'extrusion et du tréfilage des métaux, qui est aujourd'hui une prérogative de la société Cefival, dérive d'une histoire industrielle désormais centenaire. En effet, l'activité d'usinage des métaux date de 1905, quand à Paris on fonda la C.I.E.P.M. qui s'occupait du tréfilage des métaux non ferreux, tels que l'aluminium, le cuivre et le laiton. Au moyen de presses à haut tonnage on obtenait l'extrusion et ensuite le tréfilage. C'est d'ailleurs pour ce dernier passage qu'en 1917, on acheta une usine de tréfilage à Aubervilliers.

Après quoi, 1935 fut une année décisive pour l'évolution future de l'entreprise, quand M. Séjournet rejoint la C.I.E.P.M.. Grâce à sa collaboration avec les aciéries Ugine, les premières expérimentations commencèrent pour obtenir aussi l'extrusion de l'acier. Après de premières tentatives infructueuses, Séjournet et Ugine parvinrent à trouver une procédure permettant l'extrusion de l'acier en utilisant comme lubrifiant le verre qui, à hautes températures, devient visqueux. Cette solution fut brevetée sur une échelle mondiale et permit le lancement de l'extrusion de l'acier.

Ainsi, pendant les années qui précédèrent la deuxième guerre mondiale, les deux entreprises, Ugine et C.I.E.P.M., désormais unies par un accord de collaboration, lancèrent un programme d'investissement pour la nouvelle production. Ce qui conduisit en 1942 à l'achat d'une usine Persan (Muller et Pesant) de 12.000 m2 couverts et à la commande des installations à la Sté MORANE.

En 1950, la Sté Vallourec, intéressée à l'extrusion des tuyaux en acier inoxydables, signa un accord pour développer les activités productives.

Pendant toute la décennie, l'activité de la C.I.E.P.M. poursuivit intensément avec certains pas fondamentaux comme la cotation en bourse et la cession des premières licences dans le monde entier. En 1960, C.I.E.P.M. prend le nom de Cefilac, après quoi en 1977, année de la fin de la protection du brevet, Vallourec devient actionnaire à 100% de Cefilac, qui devient ainsi tout d'abord Vallourec Persan, puis finalement en 1994 Cefival, filiale de VALTUBES.

Les dernières années sont de l'histoire récente pour tous les salariés de Cefival: en 1999 VALTUBES a cédé 51% de CEFIVAL à METALLURGICA CALVI, qui en 2002 a augmenté sa participation à la hauteur de 82%. C'est ainsi que l'un des principaux sujets mondiaux dans le secteur de la fabrication des profils spéciaux en acier sur dessin du client est né. Et enfin, en 2003, Cefival a abandonné son logo caractérisé par la présence du " V " de VALLOUREC pour adopter celui qui distingue les entreprises appartenant au network CALVI.